Moi à côté de moi

nouvelles et autre..

25 décembre 2007

Des larmes noires d’amour

Connais-tu ma véritable identité, le secret qui s’étend comme une marre d’asphalte au fond de mon être? Je suis épuisé. Des larmes noires d’amour se dispersent sur mon lit. Tout cet amour gaspillé, parce que je ne peux, parce que je suis incapable de le donner. Mes mains sont noires et mon cœur s’assèche, bientôt il n’y aura plus rien à pomper. Je suis une lettre d’amour que l’on n’a jamais posté, par crainte. L’amour indicible, voilà ma maladie! Un amour qui tue non seulement son propriétaire, mais qui veut exploser avant de mourir. Merci, merci de ne pas m’approcher. Mes yeux sont des billes noires d’où une marre d’asphalte coule sans arrêt. Parce que lorsque tu éteins tes lumières pour dormir, je sais que tu ne penses pas à moi. Je meurs dans mon bain de larmes d’asphalte, je sombre dans une marrée noire.

Je suis déjà mort, pourtant.. j’ère encore.

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L’éveil

Je tombe du ciel et m’écrase sur des rochers,

Toi, tu t’amuses à faire des dessins dans l’eau.

Je me tords de douleur à cause de la force de la chute

Pendant que tu regardes la scène avec tes yeux d’enfant étonnée.

Comment bien comprendre et interpréter cette séquence..


Je me relève, vêtements trempés, de cette rivière, je te vois.

Tu n’es pas effrayée de cette vision étrange, même plutôt curieuse.

Alors j’ouvre pleinement mes ailes pour montrer la différence qui nous unis dans ton indifférence.

Des larmes coulent de mes yeux qui regardent pour la première fois ta beauté et ton innocence  pendant que tu coures avec les fées.

Je reprends mon envol et je m’élève si haut que le soleil rougit de honte, me disant de respecter la place qui m’est désignée.

Tu regardes l’eau, tu souries en ramassant les quelques plumes que j’ai pus y laisser.

Le jour où tu voudras me rejoindre, tu n’auras qu’à les mettre sur ton dos.

Seulement alors, tu comprendra et t’élancera dans les cieux, les fendants sur ton passage.


Nous serons unis dans l’éternité de la terre

Nous volerons avec les papillons en oubliant les tristesses et les détresses de ce monde.

Ma bouche sur la tienne, nous referons le ciel et la terre à notre image.

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Une lanterne

Tu tiens une bien drôle de lanterne pour éclairer mon chemin.

Elle se balance de tout les côté,

Me montrant par intervalles une route assez sinueuse.


Parfois, tu l’approches près de mon champ de vision,

Pour me rendre espoir,

Mais trop souvent, tu m’induis en erreur, éclairant un autre chemin.


Prends garde à ne pas éclairer mon cœur trop souvent sans l’intention de l’aimer.

Je pourrais bien me perdre dans l’obscurité

Et la prochaine fois que tu éclaireras dans ma direction, il ne restera que l’obscurité pour te répondre..


Si tu m’éclaires avec parcimonie, je serai à tes côtés au plus profond des ténèbres..

..et si tu me rends le jour, il ne fera plus jamais nuit pour aucun d’entre nous.

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27 juillet 2007

L'homme-prison

Et un ange venu du désert  prit mon cœur

Le lacérant avec un ouvre-boite

Pour y découvrir un tas de papiers

Avec des noms inscrits à l’envers

Elle les brula un par un pour n’y laisser que le sien.

En ce jour de deuil, plus rien n’existe

Puisque dans mes yeux, l’on ne voit que le reflet

D’une image qui ne subsite qu’au pays des cendres.

Je suis un homme qui attend, qui scrute le ciel

Afin d’obtenir des réponses.

Sachant pertinemment qu’un jour

Cet être viendra prendre mes restes,

Comme son dû

je n’attends plus rien

Si ce n’est qu’elle soulève ma dépouille

Pour y recueillir tout l’amour

Qui y fut emprisonné

Et me rendre l’âme qu’elle n’eut jamais même aimé.. face_myself

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24 juillet 2007

Le tête-brulée

deadM’avez vous vu ce m’as-tu vu,

Ce tête-brulée, tête perforée

Dont le corps ne s’encadre pas dans le décor ?

Il est assit ici

Percutant le paysage à répercussion

Détonant au centre des têtes enflées

Et ce tête-brulée ne comprends pas

Toutes les actions-réactions

Des têtes-cramées, têtes massacrées

Aucune inquiétude, il est déjà loin,

Dans son monde immonde

Sans certitudes, ni servitude

Quand plane le doute,

Qu’il perd sa route

Il rêve d’autres têtes-brulées

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31 mars 2007

Cette petite voix qui hurle

Les journées ne trouvent plus leur sens. Prisonnier à l’intérieur de ce corps. La douleur ne fait que s’accumuler, couche après couche comme une peinture qui ne sèche jamais. Même si mes yeux ne parlent plus, même si je vous dit que tout est correct, je sais que les mots qui sortent de ma bouche ne sont pas les miens, qu’ils ne sont qu’une pâle réplique des phrases que chacun d’entre nous dit comme un automatisme : « je vais bien ». et pourtant, rien ne va plus depuis longtemps. Parce que même lorsque j’ai les yeux ouverts sur un fond ensoleillée, je l’entends, je l’entends se plaindre.. hurler. Cette petite voix qui résonne dans ma tête, ce cri de désespoir qui  m’afflige comme une brûlure permanente sur mon cœur. Comme si j’étais captif à l’intérieur de moi-même. Parfois je fais semblant de ne plus l’entendre. Les tremblement de mon cœur ne veulent pas s’interrompre. Lorsque je regarde le miroir, j’ai l’impression que mon reflet veut m’agripper pour me mettre en morceaux.

J’aimerai.. j’aimerai ne plus m’entendre hurler.. que mon âme se taise.

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24 mars 2007

ailes de tôle

Je t’offre ma main,
Comme certains l’on fait pour moi

Rêvant d’endroits chimériques,
Où les tracas n’ont pas aisance.

Défiant chaque personne
Qui se nourrit du malheur des autres

Sous mon armure rampe un sang noir
Qui pétrifie la misère
Sous mon armure se dissimule
Une lampe-torche qui dissout les préjugés.

Je t’offre ma main
Pour te retirer du désert de débris,
T’accordant la place que tu mérites dans ce monde
Comme l’on a déjà fait pour moi.

Oublie ton allégeance au temps
Je le broierai sous mes ailes de tôle

Ton image m’est synonyme de douceur
Reste comme la soie
Ne parle plus, reste douce

Je pleurerai des larmes de verre
Pour aseptiser ce monde

Non, je ne suis pas dieu,
Je ne connais pas la pitié
Non, je ne suis pas homme,
C’est une image trop grotesque

Je suis un ange
Arborant fièrement des ailes de ferraille
Pour se frayer un chemin
Vers ta douceur.

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09 avril 2006

à toute vitesse

Les rayons tournent au même rythme que mes pulsions cardiaques.

Un fusion se forme entre le corps et

l’amas de ferraille.

Restructuration des émotions…

Les synapses enclenchent un signal d’alarme.

L’essence coule à flot dans mes veines, provoquant une explosion dans le centre de contrôle

Les images défilent à une vitesse faramineuse jusqu’au cortex transformant toute information en mouvement réflexe.

Les instincts de survie s’embrasent sur le lit de la route..

Plus vite…

Plus vite…

Je veux devenir l’énergie, l’enfant de l’atome.

Fausse manœuvre, dérapages

Tôle froissée, os brisés

Le néant vit dans mes yeux, lorsque vous éteignez votre téléviseur…

Je ne suis plus rien,

Que des débris sur une route déserte…

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une image

Prends mes ailes, arrache les, brise les

Pour que le sol puisse s’emplir de feuilles vertes

Je danse dans le vide

Et tu pleures de joie

Parce que tu sais

Je me transforme en poussière

Je vole dans le souffle du vent

Le ciel est liquide

Le ciel est en harmonie avec la vie

Le béton disparaît, englouti par des champs de blé

Si j’avais su avant…

Je te l’aurais dit

La vie dans tes yeux est le passage vers un monde splendide et inaccessible

Ton sourire se grave dans ma tête

Moi, le vieil arbre

Moi, l’homme déraciné

Je perce les fenêtres des immeubles pour y laisser pénétrer l’air pur

La terre pleure pour faire vivre les hommes

Les hommes pleurent les hommes pour faire vivre la terre

Toi et moi

Nous sommes deux briques blanches

Au milieu d’un mur rouge.

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