09 avril 2006
Votre raison d'exister?
À l'age de 17 ans, j'ai fait une dépression. À l'époque j'avais beaucoup de difficulté à explique le malaise mais même si aujourd'hui le tout est encore nébuleux, je suis maintenat capable de donner quelques explications à mes proches.
La nature de ce malaise n'était pas le fait que j'avais une situation familiale compliquée. Malgré les épreuves difficiles, j'ai toujours su que j'étais aimé par ma mère. Quant à mon père, il ne démontrait pas vraiment son affection et nous avions tellement de conflits qu'il est difficle de croire que l'on se parle encore. Même si nous avons eu des épreuves difficiles, je sais qu'il est fier de moi et parfois, je crois même l'impressionner par ma détermination autant qu'il réussit à le faire. Sans le vouloir nous sommes quelque peu semblables dans certains traits de caractère (mais là je m'égare du sujet..).
Cette dépression était quelque peu affectée par des déceptions amoureuses. En fait, les valeurs montrées à la télévision, dans les films et les valeurs familiales n'ont pas aidé.. Encore aujourd'hui les gens veulent y croire mais une panoplie de facteurs entrent en jeu (les gens jettable, j'en ferai un billet plus tard). Et comme tous les poissons dans l'océan, je souhaite y croire encore. J'avais et j'ai encore de la difficulté à gérer mes sentiments sur le sujet; avec moi c'est trop souvent de dévoument et j'ai besoin d'un entretient quasi-constant (je travaille toujours sur ce problème).
Non, la raison de mon malaise était plutôt liée à mon existence, cette sensation de n'avoir rien à accomplir, le sentiment de poser des questions auxquelles les gens ne veulent pas penser, surtout pas discuter, d'être au bord du précipice se demandant constamment si l'on doit le contourner ou se jetter dedans. Pourtant, je m'en suis sorti, j'ai même arrêter les médications moi-même sans le consentement du médecin depuis maintenant 8 ans.
Ma solution fut la suivante; me donner une raison d'exister par les rêves. Mes objectifs m'ont donnée une raison de poursuivre ma route, le désir de persévérer. Maintenant, j'ai tellement de projets et pas assez d'une vie pour tout faire. Je deviens curieux, je veux connaîte le futur et vivre mes espoirs.
Ce fut un nouveau départ, comme si je recommençait à respirer. j'ai choisi mes rêves en fonction de mes valeurs et non celle d'une société illusoire. J'ai choisi de devenir moi-même et ce même si cela ne plaît pas à tout le monde.
Néanmoins, il ne suffit pas de rêver, il faut planifier, se donner le moyen d'atteindre ses objectifs. Prendre du recule, réfléchir sur soi me permet de faire le point sur mes objectifs atteints et où je suis, ce pourquoi j'avance, je reste en vie. Je n'aime pas le sur place et j'essaie toujours de trouver le moyen d'avancer.
Aujourd'hui, j'ai une raison d'exister et d'espérer à nouveau.
et vous, comment faîtes-vous pour exister?
le pardon, l'affaire de la religion?
| le pardon, l'affaire de la religion? |
Comment aie-je pu passer à côté de cela? Je veux dire; quand j'étais jeune, l'on enseignait la notion de pardon comme faisant partie intégrante de la religion. Si t'était une bonne personne, tu pardonnais.. enfin, c'est comme cela que ça m'avait été expliqué sans rien de plus. Alors, le pardon, il allait vite chez le diable, jusqu'à réccement (malchance, pas de dico avec moi..) Dernièrement, j'ai fais la lecture d'un livre " les cinq personnes que j'ai rencontré là-haut" de Mitch Albom qui n'avaient rien à voir avec la religion, mais qui réprésentait rationnelement l'idée du pardon. Tiré de ce livre, l'extrait suivante expliquent clairement de dont je veux parler:" Ruminer sa colère est un poison qui vous dévore de l'intérieur. On pense que la haine est une arme dirigée contre la personne qui nous a fait du mal. Mais elle est à double tranchant. Et le mal que nous croyons faire, c'est surtout à nous-même que nous le faisons." p.157. Temps d'arrêt.. Prennez le temps de penser à une personne, celle que vous détestez le plus au monde.. vous n'avez pas cette sensation que cela vous gâche le moment? Peut-être aussi une haine profonde, ou parfois des regrets.. Peu importe ce que c'est, cela pourrit à l'intérieur. D'où la notion du pardon. Voilà son utilité!? Malheureusement pour certains d'entres nous, le pardon est difficile.. la haine est grande et l'entaille est profonde Moi-même, lorsque je suis parti de Granby, j'avais une haine profonde qui est restée, qui a pourrie avec le temps. Et chaque retour est plus difficile.. Alors, maintenant, comment fait-on pour se laver de cette haine? LORSQU'ELLE VOUS RONGE MÊME LES OS? Aussi, des gens m'ont dit qu'ils pardonnaient selon cette même idée, mais qu'il ne revoyaient plus les personnes par la suite. À vous, la question est la suivante: Pardonnez-vous vraiment ou essayez-vous simplement d'acheter votre conscience, de vous convaincre que vous faites ce qui est bon? |
les visages qui passent et s'éloignent.
| les visages qui passent et s'éloignent. |
Dans ce présent texte, je voudrais m'exprimer sur une triste réalité souvent présent en fin de session, mais aussi courament oubservable dans les différentes étapes de notre vie, que ce soit à la fin du secondaire, à la fin du cégep.. enfin au début de chaque été.. Ce dont je parle, si vous ne l'avez pas deviné concerne le départ, parce que à chaque fois, il m'afflige, me rend nostalgique. Vous connaissez cette sensation, celle de perdre des êtres chers, l'idée de prendre d'autres directions pour faire sa propre vie, comme si les gens que nous rencontrions n'avaient pas autant d'importance que nos ambitions. Personnellement, je redoute chaque fin de session, chaque moment de graduation, parce même si je ne suis pas toujours satisfait de mes relations avec mes camarades de classe (je trouve que les gens ne s'arrêtent pas souvent pour apprendre à connaître les autres), je constate que j'ai quelques affinités avec plusieurs personnes de ma concentration, d'autant plus que nous partageons un objectif commun, celui de devenir enseignant(e)s. Avec le temps, l'on vient à s'attacher, simplement à la routine, aux visages. Même sans connaître les gens, l'on apprécie une rencontre dans les couloirs, un coup d'oeil furtif à l'égard d'une personne, etc.. Alors, nous voici devant un impasse, le moment inévitable où il faut se dire adieu, parfois officiellement, trop souvent sans en avoir conscience ( cette journée, ce moment fut la dernière fois où je la vue.. si j'avais su..). Parfois, l'on se rencontre par hazard, d'autre fois, jamais. C'est dans ces moments, que j'aimerai vous immortaliser. Oui, je voudrai prendre une photo de chacun de vous, faire un petit film qui puisse me permettre de ne pas vous oublier. J'ai parfois des regrets, dûs à mon manque d'attention. Et je m'attache aux visages, aux gens, aux routines, aux petites habitudes qui nous unissent, qui font que nos routes se croisent. Oui, c'est une triste réalité de la vie, mais je suppose que nous devons tous y passer pour comprendre l'importance que nous donnons aux autre en plus d'apprendre à se connaître. Pour ceux qui liront ce billet, sachez, peu importe la place que vous avez dans ma vie, vous en faîtes partie et j'en suis heureux. il devient important d'exploiter les opportunités de se rencontrer et c'est pourquoi je trainasse souvent dans des lieux publiques. Même si je ne vous parle pas, même si parfois je suis seul, sachez que je suis seulement entraîn de savourer chaque minute de votre existance. Pourtant, ce n'est pas interdit de venir me tenir compagnie! |

