22 janvier 2009
L'amant
C'est un calvaire. C'est insupportable, j'vous jure. Parfois je me demande si elle a vraiment besoin de moi. Ce soir, elle a encore oublié de me faire mon repas. Comment a-t-elle pu encore oublié? Moi, je suis toujours là pour elle. Je lui donne toute l'affection dont elle a besoin, je m'occupe d'elle, je la fais rire, je la console quand elle a du chagrin.
Je dirais que les choses ne sont pas vraiment à la bonne place, elle n'a pas les bonnes priorités. Elle ne comprend pas que moi, mon univers gravite autour d'elle. Parfois lorsqu'elle rentre à la maison, elle m'ignore complètement. C'est comme si elle vivait seule. J'ai l'impression que c'est hors de mon contrôle, l'impression d'être attaché. J'ai beau la regarder intensément, faire du bruit pour attirer son attention, elle reste trop souvent de glace.
Ce doit être ce nouveau personnage qui est entré dans sa vie qui l'a transformé. Elle est arrivée un jour à la maison accompagné de ce type. Lui, j'aurais jamais dû accepter qu'il mette les pieds ici. Les signes étaient pourtant évidents, ce type est comme son odeur, il pue. Et pire encore, je ne peux même plus dormir dans mon lit. Monsieur a pris ma place. La femme de ma vie s'est fait un amant. Moi qui croyais la garder à moi seul pour l'éternité, j'ai dû me contenter du divan dans le salon. Quel affront! Dans ma propre maison.
Quand elle s'est levé ce matin, je l'attendais déjà près de la table. Elle a fait à déjeuner sans même tourner un regard vers moi. Lorsqu'elle s'est assise, j'ai posé ma tête sur ses genoux en suppliant « Aime-moi! Aime-moi! Aime-moi! »
Elle a agrippé mon museau et m'a fait une grosse caresse. Puis le connard est entré dans la cuisine et m'a fait une caresse à son tour avant de déposer un baiser sur la joue de ma maîtresse le sourire fendu aux oreille de la nuit de débauche qu'il a eu.
Attends! Attends gros trou du cul de voleur. Tu seras moins heureux quand tu trouveras le cadeau que j'ai déposé sur tes souliers!

