12 avril 2008
Cycle délicat
Je devais faire ça, je le sais , mais j’ai l’habitude de procrastiner sur les trucs ennuyeux, comme la vaisselle, mes travaux d’étude le ménage et mes lavages. En fait, je ne lave pas souvent mes vêtements. Je peux même vous dire que je les remets plusieurs fois avant de me décider à les laver. Bah, tant que ça ne pue pas ou qu’ils ne se mettent pas à marcher tous seuls, je ne m’en incommode pas trop. Faut dire qu’il n’y a pas de femme qui partage mon appartement, donc il n’y a personne pour m’engueuler si je porte mes caleçons toute la semaine. D’où le bonheur d’être un vieux garçon!
Mais pourtant, cette semaine, il s’est produit un truc insensé dans ce lieu où j’habite. Je ne suis pas Albert Einstein mais je peux vous dire que cela défiait toutes les lois de la physique. Je vous raconte :
J’étais dû pour un lavage depuis au moins 5 bonnes semaines.. enfin d’après la couleur verdâtre qu’avaient pris mes sous-vêtements, je me doutais que ce devais être cela. Sans parler de l’odeur champignons-fromage que dégageait mes bas. Je ramassai mon tas de linge et goinfra la laveuse avec. Jusque là, aucun souci.. sauf pour le fait que je m’avais plus de savon à linge et aucun sous en poche pour m’en procurer. J’allais donc faire mon lavage avec du savon à vaisselle en espérant que le subterfuge allait passer.. une semaine, le temps d’avoir une paye. Et le lavage s’est bien passé…je veux dire, tous les vêtements étaient bels et bien mouillés, même si l’odeur ne s’était pas totalement dissipée. Alors j’ai engouffré le tout dans la sécheuse en espérant un meilleur résultat et je suis retourné à mon occupation si l’on peut dire que dormir en est une. J’ai fermé les yeux, puis plus rien.. jusqu’à ce qu’un bruit de vaisselle qui se brise vienne me tirer de ma torpeur. J’ai couru à la cuisine par réflexe…même si le bruit provenait de la salle de lavage.
À ma surprise, pas le moindre morceau de porcelaine sur le prélart.. Encore mi-éveillé, je n’en fis aucun cas. Je regardai l’heure et il me vint à l’esprit qu’il était temps de mettre des culottes, parce que j’étais nu comme un ver et que mes caleçons devaient être secs. Pourtant, à ma grande stupéfaction, , il n’y avait plus de linge dans la sécheuse. Je me suis mis à chercher à l’intérieur, un peu perplexe à l’idée qu’un taré aurait pu me voler mes trucs (c’est que la porte de mon appartement ne se verrouille plus..depuis..je ne sais plus quand) ou que j’aie rêvé que je lavais mon linge. Puis je me suis mis à la recherche des trucs en me disant que j’étais peut-être somnambule, mais sans succès.
Bordel! Je ne trouvais pas mes vêtements. Comme j’avais besoin de me mettre des vêtements pour sortir demain, j’entrepris de m’attaquer à mon deuxième lavage en prenant soin de le surveiller. J’ai donc répété le même manège, mais cette fois-ci, je me suis assis sur la laveuse pour surveiller le tout, un livre à la main, celui-ci parlant de cette fameuse matière obscure que l’on retrouve dans des coins de l’univers sans vraiment savoir de quoi il s’agit.
En passant, je dois vous informer que j’avais acheté ma sécheuse récemment de l’une de mes tantes qui était aveugle depuis quelques années. Avant cela, je faisais sécher mes trucs sur tout ce qui pouvait faire office de patère. Comme ma tante m’en avait fait baver pendant ma jeunesse, je lui ai fait croire qu’elle me vendait son téléviseur…que j’ai acheter pour 25 $ sans aucun remord..
Mais revenons à mon lavage. Comme précédemment, celui-ci s’était bien déroulé. J’ai donc entreprise le séchage en me demandant si la chaleur aurait pu faire fondre mes vêtements...qui sait. J,ai fourré le tout dans la machine et je mis les réglages sur le cycle délicat pour ensuite me rasseoir sur la laveuse. Après quelques minutes, j’ai entendu de nouveau un bruit de vaisselle qui se fracasse...provenant de la sécheuse. Je me suis empressé d’ouvrir la porte pour découvrir que mes vêtements avaient encore disparus. Encore plus, inquiétant, la sécheuse fonctionnait encore, mais l’intérieur de celle-ci semblait avoir été remplacé par..du vide. Je lança mon livre à l’intérieur pour vérifier mes élucubrations, mais celui-ci disparu dans le néant asséché.. Ma belle sécheuse que j’avais volé pour 25 malheureux dollars abritait un trou noir. Ma garce de tante avait encore réussi à m’emmerder, même aveugle!
En attendant de revoir ma tante pour me faire rembourser, je me demandais bien ce que j’allais faire d’un trou noir dans mon appartement.. Une poubelle?
Chose certaine, je me demandais encore plus ce que j’allais bien pouvoir mettre pour sortir demain!|
Commentaires
De passage.
Je me suis perdue jusqu'ici et je n'avais pas compris tout de suite que c'était une nouvelle. Très drôle. Méfions-nous des sécheuses!

